

Touadera vainqueur ? vous êtes sûrs !
Jean-Pierre Waboué, Président de la Cour Constitutionnelle, est l'oncle de Faustin Touadera. Ceci explique donc cela; il la même bombardé d'une victoire à 77%, et pourquoi pas 100% pendant qu'on y est ! Ah République bananière ! Deux semaines après la proclamation des résultats par l’Autorité nationale des élections, qui est bien sûr sous contrôle de Touadéra, le Conseil constitutionnel lui a attendu quatorze jours avant d’annoncer un score identique, et même encore plus gonflé que celui de l’ANE. Ce qui est amusant, c'est que l’Autorité Nationale des Élections avait proclamé ses résultats le 5 Janvier avec 76% pour Touadera après seulement une semaine de dépouillement. L’institution a prétendu compiler les procès-verbaux d’un territoire très vaste, sans routes praticables ni infrastructures aériennes suffisantes. Cette rapidité défie toute logique dans un pays où certaines localités restent inaccessibles pendant des mois. Quant à Jean-Pierre Waboué, il a jugé ce pourcentage insuffisant pour son neveu. Il est donc parti chercher des procès-verbaux supplémentaires dans les quartiers de Bangui. Cette chasse aux bulletins fantômes a permis d’ajouter un point précieux au score initial. En outre, nous savons que le père de Touadera était Nigérien, nous disons "était", car, il est mort. Suivant la Constitution de 2023, il n'aurait même pas dû être éligible. Sa mère l’a fait élever par sa famille après la disparition de son père. Cette histoire familiale explique les liens étroits entre le président et Jean-Pierre Waboué, transformant le Conseil constitutionnel en entreprise familiale de validation électorale. Côté scrutin, ce fut un bordel sans nom. Les mercenaires Russes de Wagner se sont installés comme responsables de bureaux de vote dans plusieurs localités. Ces hommes armés, officiellement alliés au régime de Bangui, ont supervisé le vote avec leurs méthodes expéditives. Tandis que les ex-rebelles signataires des accords de paix, forcèrent les électeurs à voter dans le sens du poil, pendant que les observateurs détournaient le regard. L’Union africaine a envoyé sa mission d’observation qui s’est contentée d’applaudir. Ces experts internationaux ont validé un processus qui n'était que mascarade. Dans les rues de Bangui comme dans les provinces, les témoignages affluent sur les intimidations. Les Centrafricains débordent de vidéos montrant des irrégularités criantes. La communauté internationale fait semblant de ne rien voir. Les capitales africaines se taisent devant cette mascarade. Le silence complice des organisations régionales encourage la consolidation d’un régime qui ne respecte plus aucune règle démocratique.
Analyse par : Gilles DELEUZE l LNC Rédacteur en chef adjoint de LNC
For: FatimaLamineHebdo
Date: January 25, 2026
Copyright ©: 2014 - 2026 All rights reserved: Lamine Media
