Faustin Touadéra et le secteur privé local

Une nouvelle phase de gouvernance s'ouvrait le 19 janvier, jour de la confirmation par le Conseil constitutionnel de la réélection de Faustin Touadéra. Cette continuité institutionnelle ouvre une nouvelle phase, mais suscite de nombreuses attentes, notamment de la part du secteur privé local, pilier essentiel du développement économique national. Car depuis quelques années, les entreprises Centrafricaines vivent au jugé, en évoluant dans un climat des affaires complexe, caractérisé par des défis structurels persistants qui entravent la croissance économique. À cela s’ajoutent des pratiques préoccupantes, telles que le népotisme administratif, le retrait de certains entrepreneurs du territoire Centrafricain ou la concurrence du informel dont sont victimes certaines entreprises locales. Plus un cadre légal peu clair. Ces situations fragilisent davantage des acteurs économiques déjà exposés à de fortes contraintes. Cependant, en dépit de ces obstacles, de nombreux entrepreneurs locaux continuent de jouer un rôle déterminant dans la création d’emplois, la fourniture de biens et services essentiels et la résilience de l’économie nationale. Toutefois, lorsque des entreprises locales sont marginalisées, écartées de marchés ou pénalisées par des pratiques discriminatoires, c’est l’ensemble du tissu économique national qui en subit les conséquences. Est-ce que la réélection de Touadéra permettra de consolider les acquis et d’engager des réformes ambitieuses en faveur du climat des affaires ?. Les entreprises locales attendent des signaux clairs et concrets, comme par exemple, une simplification effective des procédures administratives, un cadre fiscal mieux adapté aux PME, une protection juridique renforcée des investissements, et surtout la garantie d’un traitement équitable, à l’abri de tout boycott, favoritisme ou pression informelle. Plus que ces annonces et questionnements,, l’enjeu principal réside dans la mise en œuvre de politiques publiques réellement favorables au secteur privé local. Soutenir les entreprises nationales ne signifie pas seulement attirer des investisseurs étrangers, mais aussi protéger, valoriser et accompagner les acteurs économiques locaux, afin qu’ils puissent se structurer, monter en compétences et participer pleinement aux chaînes de valeur nationales et régionales. Souhaitons que durant ce nouveau mandat, Touadera placera les entreprises locales au cœur de sa stratégie de développement. D’où nécessité d'un dialogue permanent et structuré entre le gouvernement, le secteur privé et les partenaires techniques et financiers, afin de bâtir un climat des affaires plus prévisible, inclusif et compétitif. L’avenir économique de la République Centrafricaine est à ce prix, de la capacité de l’État à créer un environnement propice à l’initiative privée, fondé sur l’équité, la transparence et la sécurité juridique. In fine, dans le cadre de ce nouveau mandat, il est souhaitable que l’action du Président Touadéra accorde une attention renforcée aux entreprises locales, en favorisant un environnement économique équitable, sécurisé et inclusif, propice à leur structuration, à leur croissance et à une contribution durable à la fois au PIB et au PNB nationaux, afin que l'enrichissement créé bénéficie réellement à l’économie et aux populations Centrafricaines.

Analyse par :John SILVER l LNC

For: FatimaLamineHebdo

Date: February 10, 2026

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