

Sieur Serge Mathurin Mbaïkassi, au parloir
Nous voilà revenus du temps de la dictature de Bokassa, 50 ans en arrière. Figurez-vous qu'un mandat d’arrêt international vise le sieur Serge Mathurin Mbaïkassi, animateur de lives Facebook, magistrat et ancien Procureur de la République, accusé d’attaques contre les autorités Centrafricaines. En somme, on n'a plus le droit de critiquer le pouvoir en place. . En effet, le Tribunal de grande instance de Bangui, sous les ordres de Touadera, a émis, le 1er Juillet 2025, un mandat d’arrêt international contre Serge Mathurin Mbaïkassi, personnage très connu des réseaux sociaux Centrafricains. Selon le document signé par le doyen des juges d’instruction Mathieu Nana Bibi et approuvé par le procureur de la République, le créateur de contenu est accusé de diffamation, injures, incitation à la haine contre les autorités étatiques et association de malfaiteurs. Selon nos sources, la mandat d’arrêt fait suite à une plainte déposée par une Centrafricaine également connue sur les réseaux sociaux sous l’appellation de Laeticia Murielle Bandoba. Cette dernière accuse Mbaïkassi d’avoir falsifié et diffusé ses photos en ligne. La plaignante soutient que ces publications visaient aussi la plus haute autorité de l’État, encourageant la rébellion et appelant à un coup d’État avant fin décembre. Serge Mathurin Mbaïkassi est connu pour ses critiques contre le régime Touadera. Ses critiques dénoncent la corruption, la gouvernance défaillante et les détournements attribués aux dirigeants. Il est retenu contre lui plusieurs chefs d’accusation. Les articles 132, 133, 134, 148, 292, 411 et 412 du Code pénal Centrafricain constituent la base juridique de ces poursuites. Toutefois, le mandat présente quelques lacunes notables, avec plusieurs champs relatifs à la description physique du suspect. Installé à l’étranger, Serge Mathurin Mbaïkassi malgré plusieurs convocations judiciaires, ne s’est jamais présenté devant la justice Centrafricaine. Bref ! Le cas Mbaïkassi entre dans une logique répressive désormais bien établie : toute critique du pouvoir s’expose à de lourdes poursuites pénales, assorties de menaces d’incarcération. Cette méthode cherche-t-elle à intimider la diaspora et les internautes tentés de s’opposer au président Touadera et à son équipe gouvernementale ?
Analyse par : Susan CARTER-JONES l LNC
For: FatimaLamineHebdo
Date: January 26, 2026
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