

Le rapport 2026 de la Fondation Mo Ibrahim sur la RCA
Ce qui suit était en quelque sorte attendu, et ne favorisera pas le tourisme si ce fut, mais ça va mieux en le disant. La République centrafricaine recule dans le classement africain de la gouvernance, avec seulement 31,3 points sur 100, selon la Fondation Mo Ibrahim. Soit 50ème sur 54, pas vraiment de quoi pavoiser, et les atteintes aux libertés fondamentales, rapprochent le pays de la dictature, avec un chef d'état décadent, et polygame, en plus d'être tricheur aux élections, qui a mis les institutions du pays à son bon vouloir, on peut dire que dans ce pays plus grand que la France, on y fait semblant de jouer la démocratie.
Le rapport 2026 de la Fondation Mo Ibrahim, consacré à l’Indice Ibrahim de la gouvernance en Afrique (IIAG), vient de paraître, et il dresse un bilan défavorable de la République centrafricaine sur la période 2016-2025. Le pays occupe la 50e place sur 54 États africains, avec une baisse de 0,9 point de son score global en dix ans. En gros, la Fondation Mo Ibrahim constate une dégradation avancée de la gouvernance en Centrafrique dans son rapport 2026. Notons que cette évaluation couvre pratiquement toute la période de pouvoir de Touadéra, arrivé à la tête de l’État en 2016. Le rapport insiste sur les promesses non tenues, et que les progrès enregistrés dans certains domaines économiques et sociaux n’ont pas suffi à compenser la dégradation des libertés publiques, de la participation politique et du fonctionnement des institutions. Par ailleurs la Centrafrique dépend de l'extérieur à plus de 80% (vérification IA), pour tout ce qui est transformé, ou importé.
Le recul est particulièrement important pour les contre-pouvoirs civiques, dont le score a diminué de 27,7 points. Les libertés d’association et de réunion ont perdu 25 points sur la même période. Leur score est désormais de zéro sur 100.
Question pluralisme politique, il enregistre également une baisse de 23,8 points, tandis que les contre-pouvoirs institutionnels reculent de 23,7 points.
Pêle mêle, la sécurité et l’État de droit, considérés dans leur ensemble, ont perdu 3,7 points sur la période étudiée.
En bref, ces chiffres mettent en évidence la sphère politique. Ils touchent également le fonctionnement erratique de la justice, les garanties institutionnelles et la protection des populations.
Cependant, des progrès sont à noter : Les fondements des opportunités économiques progressent de 6,7 points depuis 2016 pour atteindre 34 sur 100. Le développement humain avance de 3,6 points et s’établit à 29,4 sur 100.
Les communications mobiles enregistrent une progression de 29,3 points. Les dispositifs anticorruption gagnent 25 points, tout comme l’indicateur relatif à l’application de la loi.
In fine, avec sa 50e place sur 54 pays, la République centrafricaine figure parmi les cinq États les moins bien classés du continent dans l’Indice Ibrahim de la gouvernance en Afrique. Le rapport 2026 confirme ainsi que les améliorations sectorielles enregistrées depuis 2016 n’ont pas permis au pays de progresser dans son évaluation globale de la gouvernance.
Analyse par Antoinette KODROGUÉ l LNC
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For: FatimaLamineHebdo
Date: 6 November 2026
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