La paix par la Plateforme des Confessions Religieuses

Les 'bondieuseries' vont elles mieux réussir que la violence, car la dite "Plateforme des Confessions Religieuses de Centrafrique" (une sorte d'association de curés et d'imams) a entrepris une mission de paix à Zémio, une région meurtrie par des mois de tensions, contrairement au gouvernement qui y voit un complot politique, et ne trouve rien de mieux à faire qu'à y envoyer des militaires, pour envenimer la situation. La délégation, arrivée sans armes, d’abord le 16 Février à Zémio, a été accueillie par le président de la délégation spéciale de la commune, Ousman Jude José Vody. Dans cette localité encore marquée par les stigmates de violences récentes, les leaders religieux ont longuement échangé avec les autorités administratives, les responsables communautaires et une population avide d’entendre un message de réconciliation. Ils ont rappelé que la paix ne peut advenir sans une volonté commune d’écoute, de dialogue et de tolérance. Au constat, les discussions ont révélé une aspiration profonde et unanime : celle de voir s’enraciner durablement la paix dans les localités du Haut‑Mbomou. Hommes, femmes et jeunes ont exprimé, parfois avec une émotion palpable, leur désir d’en finir avec les clivages des derniers mois. Du coup, cette envie de stabilité a donné une résonance particulière aux messages délivrés par la délégation, qui encourage chacun à dépasser ses rancœurs, à renouer les liens brisés et à raviver les fondements de la cohésion communautaire. Bref, mieux que le gouvernement, qui ne cherche que la baston. Dans tout le département, c'est la liesse, les attentes de la population illustrent la même volonté d’un retour définitif à la normalité. Les responsables religieux y ont recueilli les préoccupations des habitants, soucieux de trouver des solutions concrètes et durables à la crise. Ils ont réaffirmé leur détermination à accompagner les communautés sur la voie d’une paix construite patiemment, grâce à l’engagement conjoint des autorités locales, des leaders d’opinion et des citoyens. Le message central de la délégation se veut résolument rassembleur : il s’agit de consolider les efforts, de valoriser la parole collective et de rappeler que la paix ne se décrète pas mais se bâtit avec la participation active de tous. Même à Bangui, l’initiative a été saluée par les autorités gouvernementales. Et le truand Maxime Balalou, lors d’une conférence de presse le 16 Février, y est allé de son petit couplet. Dans une région ébranlée mais résolue à se relever, la Plateforme des Confessions Religieuses a joué pleinement son rôle de trait d’union entre les différentes composantes sociales, qui ne demandaient qu'à être écoutées.

Analyse par : Aline M'PANGBA-YAMARA l LNC Directrice de LAMINE MÉDIA Rédactrice en chef de LNC

For: FatimaLamineHebdo

Date: February 17, 2026

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