Félix Moloua et Touadéra

Lors du conseil des ministres du 23 janvier dernier, le Premier ministre Félix Moloua était inépuisable en basses flatteries pour Touadéra. Au lendemain de la validation par le Conseil constitutionnel de la victoire du Président, le chef du gouvernement a osé parler de « confiance incontestable » en brandissant les chiffres du scrutin : 77,9% de suffrages et 64,42% de participation.Un score à la Coréenne ! Il présente ces chiffres comme preuves de légitimité, affirmant sans rougir que « la tenue périodique des élections depuis le retour à la légalité constitutionnelle en 2016 témoigne de la dynamique de notre modèle de démocratie et d’une vitalité institutionnelle inédite ». Il parle même des « pages nouvelles de la République » qui « pulvérisent des préjugés ». Comprenne qui pourra. Derrière ce jargon incompréhensible sévit une tentative pathétique de légitimer l’illégitime. Le chef du gouvernement prétend même que « sous le leadership éclairé du président, notre pays a transcendé des limites jadis supposées immuables pour partager au monde une expérience unique en matière de résilience ». On peut dire que pour le bla bla pour ne rien dire, les centrafricains sont champions du monde. Mais la réalité Centrafricaine est toute autre : près de la moitié de la population ne mange pas à sa faim, les routes ne sont plus des routes que de nom, etc....la réalité dément chaque mot de Moloua, .le pays est donné aux Russes qui font ce qu'ils veulent, en piétinant toutes les règles démocratiques. Le chef du gouvernement mentionne également « les salaires payés à terme échus grâce à des réformes financières courageuses ». Ce qui fait sourire amèrement les fonctionnaires qui connaissent la réalité quotidienne de leur travail et les montants dérisoires qui les obligent à chercher d’autres sources de revenus pour nourrir leurs familles. À part ça, les prétendues réussites s’écroulent au contact de la réalité. L’autorité étatique reste théorique dans des régions entières où Bangui ne contrôle rien du tout, grâce à des réformes financières courageuses ». Cette affirmation fait sourire amèrement les fonctionnaires qui connaissent la réalité quotidienne de leur travail et les montants dérisoires qui les obligent à chercher d’autres sources de revenus pour nourrir leurs familles. Ainsi va la vie....comme le chantait Zaïko Langa Langa.

Analyse par : Aline M'PANGBA-YAMARA l LNC Directrice de LAMINE MÉDIA Rédactrice en chef de LNC

For: FatimaLamineHebdo

Date: March 8, 2026

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