

La MINUSCA quitte Dékoa
À cause des restrictions budgétaires (Trump tout ça...), la MINUSCA à Dékoa a officiellement cessé ses activités au début de cette semaine; officiellement, cela s’inscrit dans le contexte plus large de la reconfiguration progressive du dispositif onusien en République Centrafricaine. M'ouais ! Entre crainte d’un vide sécuritaire et appel à une présence accrue des forces nationales, les habitants redoutent une résurgence de l’insécurité. La fermeture de la base pose également la question de la continuité des actions de protection des civils, mission centrale de la Minusca. Des organisations locales craignent un ralentissement des activités humanitaires si la sécurité venait à se détériorer. En plus, on ne peut pas dire que le pays soit devenu sûr, ni un état de droit, avec l'arbitraire de Touadéra, où l'on peut se faire tuer, ou aller en prison pour rien. À Dékoa et dans ses environs, la présence des Casques bleus était perçue comme un facteur dissuasif face aux groupes armés et aux actes de banditisme. Pour de nombreux habitants, leur départ laisse planer le spectre d’un vide sécuritaire. Comme le dit un habitant du centre-ville : « Leur présence nous rassurait. Même si tout n’était pas parfait, on savait qu’en cas de menace, ils pouvaient intervenir ». Même si la Kémo est relativement plus stable ces derniers mois, elle reste marquée par des épisodes sporadiques d’insécurité, notamment les axes routiers, ceux reliant Dékoa à d’autres localités, ils sont parfois exposés à des actes de coupeurs de route. Enfin, devant ces inquiétudes, les habitants exhortent le gouvernement à renforcer la présence des Forces armées centrafricaines (FACA) et des forces de sécurité intérieure dans la région. Certains estiment que ce retrait pourrait constituer une opportunité pour les autorités nationales d’affirmer davantage leur souveraineté sécuritaire, à condition que les moyens humains et logistiques suivent. « Nous avons besoin d’une présence visible et permanente des forces nationales pour maintenir la paix », souligne un responsable local. En attendant, aucune réaction officielle, en espérant que cette transition ne rime pas avec un retour de l’instabilité.
Analyse par : Sofia VANDENBROECK l LNC
For: FatimaLamineHebdo
Date: March 20, 2026
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