

Les ressources naturelles du sous-sol Centrafricain
On dit toujours que la République Centrafricaine a un sous sol très riche, soit ! Mais la question de l’exploitation de ces ressources naturelles est un bordel sans nom, et revient une fois de plus au cœur du débat public. Alors que plusieurs permis d’exploitation ont été accordés à des sociétés nationales et étrangères, le respect des cahiers des charges demeure un défi majeur, notamment en ce qui concerne les retombées attendues pour les populations locales et pour l’État. Bien, diamants, or, bois et autres richesses du sous-sol Centrafricain sont exploités depuis des années par différentes entreprises opérant sur le territoire. Pourtant, ces activités sont, en principe, définies dans des cahiers de charges très stricts, censés définir clairement les conditions d’exploitation, les obligations environnementales, fiscales et sociales, ainsi que les bénéfices devant revenir aux communautés locales et à l’économie nationale. Ça, c'est la théorie, car en réalité, tout dépend de l'humeur de Touadéra. Et c'est ainsi que les mercenaires de Wagner exploitent allègrement à tout va, et sans contrôle. Le constat est jugé préoccupant. Plusieurs observateurs dénoncent le non-respect de ces règlements, évoquant des impacts négatifs tels que la dégradation de l’environnement, la détérioration des infrastructures routières ou encore l’absence d’investissements sociaux dans les zones d’exploitation. Des situations qui alimentent le sentiment d’injustice parmi les populations vivant à proximité des sites miniers ou forestiers. « Si réellement les sociétés d’exploitation agissaient conformément aux cahiers des charges, la RCA pourrait tirer un grand bénéfice de ses ressources naturelles, comme d’autres pays riches en matières premières. Malheureusement, certaines exploitations se font sans respect des règles, ce qui ne profite ni aux populations locales ni au pays. Il est important que les autorités mettent en place des mécanismes de suivi et de sanctions pour les entreprises défaillantes, et imposent des obligations favorisant le développement des localités concernées », estime un observateur de la vie sociale sous couvert d’anonymat. Cette non-respect des règlementations intervient dans un contexte où plusieurs sociétés opèrent depuis de nombreuses années dans différentes régions du pays, sans que les localités concernées ne connaissent d’améliorations significatives de leurs conditions de vie. Par exemples, les infrastructures de base, l’accès à l’eau, à la santé ou à l’éducation restent souvent insuffisants, renforçant la perception d’une exploitation peu bénéfique pour le développement national. Devant cette situation, de nombreuses voix s’élèvent pour appeler à des mesures plus rigoureuses : renforcement du contrôle étatique, transparence dans l’attribution des permis, application stricte des sanctions en cas de non-respect des obligations, et implication accrue des communautés locales dans le suivi des activités extractives. Vue par plusieurs analystes, la véritable question n’est donc pas seulement celle des richesses naturelles dont dispose la République Centrafricaine, mais plutôt celle de la gestion de leur exploitation. Car si les cahiers des charges étaient pleinement respectés, ces ressources pourraient devenir un levier déterminant de développement économique et social du pays.
Analyse par : Yannick DORÉ l LNC
For: FatimaLamineHebdo
Date: February 18, 2026
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