

Une histoire...
Michaelle Solkem Boulou a 31 ans, elle est mère de 3 enfants et elle habite au quartier Gola 2, au PK11; jusque là rien d’extraordinaire, sauf que...elle possède une particularité rare..elle est spécialiste dans la maintenance des appareils bureautiques. C'est en plus un métier rare pour une femme, voire tout simplement en Centrafrique. Titulaire de seulement un baccalauréat technique série G2, cela fait huit ans qu'elle fait ça, « La technique est ancrée en moi. Depuis mon enfance, j’ai toujours eu le goût de créer. Je réparais des radios, des téléphones, et même du mobilier en menuiserie auprès de mon père », confie-t-elle. Si le milieu technique demeure souvent considéré comme un terrain difficile, et surtout pour les femmes, il n’a jamais constitué pour elle un obstacle. Bien au contraire, elle s’y est affirmée avec assurance, gagnant le respect de ses pairs. « Les difficultés ne m’ont jamais découragée. J’ai toujours donné le meilleur de moi-même, même face à des compétiteurs. J’ai commencé dans l’entreprise où j’ai été formée, puis, à force de persévérance, j’ai décroché des contrats avec des organisations non gouvernementales. Aujourd’hui, je suis indépendante et j’ai créé ma propre entreprise, où je forme également de jeunes techniciens. » Comme les métiers techniques demandent une mise à jour permanente des compétences, consciente du fait, elle aspire à un meilleur accompagnement. « Le monde évolue constamment. J’aimerais bénéficier d’un appui du gouvernement pour pouvoir me perfectionner davantage », affirme-t-elle. En réalité, en République Centrafricaine, la présence féminine dans les métiers techniques est limitée. Pourtant, Michaelle Solkem Boulou est convaincue qu'avec une véritable volonté politique, les femmes pourraient devenir des piliers incontournables de ce secteur essentiel au développement du pays.
Analyse par : Eve MALONGA l LNC Coordinatrice de LNC
For: FatimaLamineHebdo
Date: March 8, 2026
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