

L'insalubrité de Bangui
Quand on dit “Bangui la coquette”, c'était pour le Bangui des années 50, parce que là, c'est "Bangui la poubelle". Quand on se ballade dans plusieurs quartiers de la ville et dans les zones périphériques, les déchets et les plastiques s’accumulent et sont visibles partout. Malgré l’existence de bacs à ordures installés par les services municipaux dans certaines lieux dont on ne se sert pas. La saleté à Bangui, c'est un problème d’incivisme ou d’un déficit d’organisation et de gouvernance urbaine. Certes, les dispositifs de collecte et de gestion des ordures restent limités et inégalement répartis. Dans certains quartiers, l’absence ou l’insuffisance de bacs à ordures oblige les habitants à recourir à des solutions informelles comme versé les ordures par terre. Les pratiques quotidiennes des habitants sont également pointées du doigt. Dans plusieurs lieux, même lorsque des bacs sont disponibles, certains déchets continuent d’être jetés dans la rue ou dans les caniveaux. C'est un problème de civisme lié à l’absence de discipline collective dans la gestion des espaces publics. En fait, quand les déchets s’accumulent, ils attirent les moustiques et peuvent provoquer certaines maladies comme le paludisme et le choléra. Dans une ville où l’assainissement est déjà un souci, cette situation rend la population encore plus exposée aux maladies et à d’autres difficultés. En final, la responsabilité de ce bazar revient à tout le monde. D’un côté, la mairie est critiquée pour le manque de bacs à ordures et l’irrégularité dans le ramassage des déchets. De l’autre, certains habitants manquent aussi de civisme en jetant les ordures dans la rue ou dans les caniveaux. Comme solution, certaines personnes suggèrent de carrément punir ceux qui jettent les ordures n’importe où pour réduire cette mauvaise pratique. D’autres préfèrent sensibiliser la population à travers les écoles, les médias et les quartiers pour encourager de bons comportements. Au-delà des problèmes visibles aujourd’hui, l’insalubrité à Bangui démontre que cette ville manque d'infrastructures et de respect par ses habitants des règles de vie en société.
Analysis by Annitah beth DE LACAN (FatimaLAMINEHebdo) Traduit de l'Anglais en Français par Gwenaëlle DE LACAN
For: FatimaLamineHebdo
Date: 11 May 2026
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