Le Billet de Suzan....

En Centrafrique, on a du Boganda partout : avenue, stade, musée, politique, et j'en passe. Mais chose étonnante, les circonstances de sa mort dans l'explosion de son avion — un attentat, donc — ne sont toujours pas élucidées. Tout ça parce que les Français, depuis 1959, ont interdit d'enquêter dessus. « Le Blanc a dit quoi ? C'est un ordre ! » Mais de là à penser que les Français, en interdisant aux Centrafricains d'enquêter, y seraient pour quelque chose... c'est un pas franchi par la diaspora de France depuis bien longtemps. Autre chose : en se baladant à Bangui, on se croirait revenu au temps de Bokassa. Ne serait-ce que par ces arches qui remontent à 1977. Un seul aéroport international, une seule université, un seul building administratif (sans ascenseur, construit dans les années 60)... Tout ça remonte au temps de Bokassa. Mais qui a fait quoi depuis près de 50 ans ? Personne. Et dire qu'à peine plus de 10 % du pays est électrifié ! Les routes ne sont des routes que de nom, alors qu'elles sont vitales pour un pays enclavé comme la Centrafrique. Quant aux institutions, elles sont soumises à l'autocrate du moment. Elles ne sont plus que des chambres d'enregistrement de ses caprices (dont les délires égotiques : Prix Touadéra, statue Touadéra, Coupe Touadéra, etc., qui seront balayés par son successeur, car il n'est pas éternel). D'ailleurs, il agit seul, sans jamais demander l'avis du peuple, comme lorsqu'il fait venir les mercenaires Russes. Bienvenue dans la prison à ciel ouvert ! À ce propos, il suffit de demander son avis à Dologuélé.

Merci au "chef" pour les corrections


By Susan CARTER-JONES | LNC

Date: September 22, 2026
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