

Grave pénurie d’eau potable à Boda
Sur radio Ndèkè-Luka, Aimé Barthélémy Pilapédé, maire de Boda, a abordé lors d’une interview, la grave pénurie d’eau potable qui frappe sa ville et provoque des maladies diarrhéiques. Sur le coup, es déclarations confirment une situation sanitaire inquiétante sans solution à court terme. Interrogé sur ce problème d’accès à l’eau potable, le maire répond : “Vous savez que la population s’accroît de jour en jour. Donc notre nombre continue d’accroître. Nous avons des besoins en eau, donc nous lançons un appel aux ONG qui peuvent nous aider de venir vraiment aider la population de Boda parce qu’il y a tellement de besoins”. Revenons un peu sur sa réponse. - Il ne lui viendrait pas à l'idée de faire quelque chose par lui-même, mais de conclure par un appel aux ONG. Entre les deux, aucune mention d’actions concrètes entreprises par la mairie pour résoudre le problème. - À sa décharge, il y a l’augmentation démographique : “Surtout après ces événements, nous avons reçu la présence de beaucoup de gens qui ont fui les conflits et qui se sont résidés à Boda. Donc notre nombre continue d’accroître”. L’afflux de personnes déplacées fuyant les violences dans d’autres régions a effectivement augmenté la pression sur les ressources hydrauliques limitées de Boda. Certes, mais de lui-même, il fait quoi ? Sur les actions menées par la mairie, la réponse est éclairante : “Nous, on continue d’éclairer, on continue de plaider au gouvernement et aux ONG. C’est ce que nous avons à faire”. En Centrafrique, on a tellement l'habitude de dépendre des ONGs et du gouvernement que c'en en est pathétique. Et à cela s'ajoute le problème des arriérés de salaires. Depuis des mois, les gens ne sont pas payés.
Analyse par ; Karen Ann SULLIVAN l LNC
For: FatimaLamineHebdo
Date: January10, 2026
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