Trajectoires brisées...par la guerre

Pris au piège dans un conflit inattendu, beaucoup d’étudiants africains dont des Centrafricains, partis se former en Ukraine, et ont dû fuir dans l’urgence. Parmi eux, ceux qui ont vu leurs rêves se fracasser sous le bruit des bombes; traversant des frontières dans des conditions difficiles pour trouver refuge dans les pays voisins. Une grande partie d’entre eux a finalement rejoint la France pour tenter de reconstruire leur avenir. Parmi ces étudiants figure un étudiant centrafricain, Arc de Gloire Mapouka, il était en études de comptabilité-gestion. Après avoir survécu aux premières frappes et à un long périple éprouvant hors d’Ukraine, il a été accueilli en France, où il s’efforce aujourd’hui de rebâtir sa vie. Il revient sur les premières heures du conflit, son exil vers la France et les projets qu’il porte désormais pour contribuer au développement de la République Centrafricaine. A Paris, sur le tarmac de l'aéroport Charles-de-Gaulle, les avions décollent dans un grondement sourd. Derrière les vitres d’un bureau lumineux, Arc de Gloire Mapouka referme un dossier comptable. « Le 24 février 2022, vers 3 heures du matin, je dormais encore. J’ai entendu des bombardements partout. Je n’ai rien pris, juste mon passeport. On a marché tout le trajet à pied pendant des jours, pour arriver à la frontière entre l’Ukraine et la Pologne », témoigne-t-il. En dépit de la faim, la soif et le froid, un nouveau périple débute en direction de la France, ce pays où il nourrit l’espoir de rebâtir ce que la guerre a interrompu. « J’ai pris la décision de venir en France parce que je parle français, donc c’est facile pour moi. Quand nous sommes arrivés, nous avons été accueillis par plusieurs associations dont la mission est d’aider les gens qui fuient la guerre en Ukraine pour arriver en France. Comme je suis bilingue, j’ai eu mes papiers, ce qui a facilité mon intégration », ajoute le jeune homme. Aujourd’hui, il travaille et gagne sa vie, mais il n’oublie pas son pays, la/le Centrafrique. « Au début, je travaillais dans l’administration d’une entreprise. Après, mon contrat s’est arrêté, ajoute-t-il. Ensuite, j’ai postulé pour un poste à l’aéroport Charles-de-Gaulle. J’y travaille actuellement comme agent commercial. » Il travaille avec l’idée de créer un jour une entreprise en Centrafrique afin d’offrir des emplois aux jeunes.

Analyse par : Susan CARTER-JONES l LNC For: FatimaLamineHebdo

Date: February 20, 2026

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