

Abakar Sabone parle, enfin, écrit...
La vie politique Centrafricaine s'apparente à une guerre de tranchée, Pouvoir et opposition ne se parlent pas. Lrs uns accusant l'autre (le gros) de tricheries éhontées. C'est dans ce climat délétère, que de N’Djamena, il publie une déclaration sur Facebook ou il affirme que la prison, la mort et l’intimidation sont utilisées comme des moyens de domination contre les citoyens. Mais qu'il ne faut en avoir peur; lui c'est l’ancien ministre Abakar Sabone.. Pour lui, cette peur est entretenue volontairement pour empêcher de parler et de se plaindre, voire de critiquer. « quand on te fait peur avec la prison ou avec la mort, c’est pour t’empêcher de parler ». Il soutient que ce mécanisme vise à empêcher toute contestation du pouvoir en place. Il affirme que « Quand tu es un homme, tu n’as plus peur de la prison, tu n’as plus peur de la mort ». Insistant sur le fait que la peur est une construction factice. Il rappelle que « ce n’est pas un homme qui t’a créé, c’est Dieu », pour souligner que nul ne devrait craindre un autre citoyen comme lui. Selon lui, accepter la peur revient à renoncer à sa dignité. Certes, cette intimidation s’appuie sur des arrestations arbitraires et des menaces permanentes. À ses yeux, l’objectif est clair : pousser les citoyens à se taire et à obéir sans poser de questions. Mais il ne faut pas avoir peur, il soutient que tous les Centrafricains ne sont pas prêts à vivre dans cette crainte. « Ce pays n’est pas composé uniquement de gens qu’on peut acheter ou trainer comme des moutons », affirme-t-il, rejetant l’image d’un peuple entièrement soumis. Il déclare que « la peur d’être emprisonné ne peut pas empêcher un homme de dire la vérité ». À ses yeux, le silence imposé par la menace ne protège personne. Il parle aussi de la peur de la mort, qu’il considère comme un levier extrême utilisé pour faire taire. « Nous avons peur de Dieu seulement », dit-il, estimant que la mort ne peut pas justifier l’acceptation de l’injustice. En conséquence, pour lui céder à la peur permet au système de se maintenir. La peur devient alors un outil de contrôle collectif. Il conclut que les Centrafricains devraient rompre avec cette logique de peur. Il estime que refuser la peur est une étape essentielle pour reprendre la parole et défendre ses droits. Aucun changement n’est possible tant que la crainte de la prison et de la mort domine la vie publique.
Analyse par Albert FALL l LNC
For: FatimaLamineHebdo
Date: April 7, 2026
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