La centrale hydroélectrique de Boali 2.....en panne

Plusieurs mois de perturbations électriques à Bangui, on est dedans. Et cela est dû à la défaillance d’un équipement à la centrale hydroélectrique de Boali 2, sans compter le fait que le matériel date de 1957; tout ça annonce plusieurs mois de perturbations électriques dans la capitale. Entre délais de fabrication, transport de pièces et fragilisation du réseau, Bangui se prépare à affronter une période d’incertitude énergétique sans précédent. Bienvenu Monybeya, directeur général par intérim de l’Énergie centrafricaine (ENERCA), est venue confirmer ce qui attend les Banguissois et ses environs. La visite de terrain effectuée le 20 Janvier 2026 sur le site de Boali 2 a révélé l'ampleur des dégâts. L’un des groupes de la centrale hydroélectrique est totalement à l’arrêt en raison de la défaillance d’un disjoncteur central, élément essentiel du système, gravement endommagé et impossible à réparer sur place. La pièce doit être fabriquée en Chine, avec un délai de production d’environ quarante-cinq jours, auxquels s’ajouteront les délais de transport. D'après les responsables techniques, la remise en service du groupe ne pourra pas se faire avant au moins six mois, laissant entrevoir des périodes imprévisibles ds délestage. En conséquence, depuis plusieurs semaines, les interruptions récurrentes d’électricité désorganisent profondément la vie domestique, économique et sociale. Mais, au-delà des répercussions immédiates, cette crise met en lumière(cas de le dire) la vulnérabilité structurelle du système électrique Centrafricain. Pourquoi, comme en France, ne pas prévoir de plan B, en cas de rupture prolongée des services ?. L’arrêt prolongé du groupe de Boali 2 apparaît dès lors non seulement comme une panne technique, mais comme une épreuve collective appelant à une refonte profonde des priorités énergétiques nationales.

Analyse par : Fernando CANCIO l LNC For:

FatimaLamineHebdo

Date: February 17, 2026

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