Touadéra et la cryptomonnaie

En Avril 2022, Tiouadéra lançait officiellement le $CAR et le sangocoin, deux cryptomonnaies, à côté du FCFA, et malgré les mises en garde du FMI et de la BEAC, Une loi fut même émise cet effet. La RCA devenait le 2ème pays, après le Salvador à agir ainsi. Or c'est oublier, les défaillances du pays, sans compter son impréparation : Routes, sécurité, éducation, énergie, alimentation, etc.... qui restent des urgentes. Et ça, Touadéra n'a pas vu, d’où aujourd'hui l'échec cuisant de ces cryptomonnaies. Et pourtant Touadéra y croyait dur comme fer, que le pays allait décoller, que l'économie nationale allait faire des étincelles etc, rien de tout ça n'est arrivé. La loi du 21 avril 2022, loi sur la cryptomonnaie en RCA, avait pour but d'encadrer l’usage des monnaies numériques dans un pays où l’accès à Internet et à l’électricité est très limité. Le texte, de cette loi fut adopté à l’unanimité par les députés présents, consacrait le bitcoin comme monnaie de référence et autorisait son utilisation pour toutes les transactions commerciales, y compris les paiements fiscaux. Tout le monde devait accepter les cryptomonnaies comme moyen de paiement et le gouvernement prévoyait la création d’une Agence Nationale de Régulation des Transactions Électroniques (ANTE) pour superviser le système. Un mécanisme de convertibilité automatique entre cryptomonnaies et franc CFA, garanti par un « Trust » sous l’égide de la Banque centrale, était également annoncé. Touadéra avait même nommé un ministre de l’Économie numérique, un certain Gourna Zacko. Tout ça c'est bien beau, mais c"est oublier un peu vite que la RCA figure parmi les pays les plus pauvres au monde, avec seulement 8 % de la population connectée à Internet et 10 % ayant accès à l’électricité, il manquait les bases nécessaires pour une telle transformation. Et la volatilité des cryptomonnaies, leur dépendance à une infrastructure technologique stable, plus l’absence de règlementation claire ont eu raison du projet. Et l''on ne parle pas à l'époque des cries d'orfraies de la CEMAC et de la BRAC. Même le FMI s'en est mêlé, en parlant de menaces pour la stabilité financière et la transparence. En interne, la Cour constitutionnelle Centrafricaine, dirigée à l'époque par lDanielle Darlan, et non pa le tonton du gros, avait atomisé l’un des volets du projet : le Sango Coin, qui fut lancé en Juillet 2022, un jeton numérique national qui proposait aux investisseurs étrangers la citoyenneté pour 60 000 dollars, une résidence électronique pour 6 000 dollars ou des terrains pour 10 000 dollars, payables en Sango Coins. En août 2022, la Cour a jugé ces dispositions contraires à la Constitution, statuant que la nationalité ne pouvait être vendue et que la résidence nécessitait une présence physique. Bref! tout ça c'était du vent, il n'en reste rien. Quant aux autres projets du polygame, PND et autres, à part des effets d'annonce, il n y a rien de concret.

Merci au département économique de LAMINE MÉDIA À Paris (France) pour les renseignements.

Analyse par Isabella Luisa CAPELLI l LAMINE MEDIA

For: FatimaLamineHebdo

Date: April 20, 2026

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