Dologuélé apatride ? à voir

Dans une interview à Radio Ndeke Luka, Anicet Dologuélé a déclaré « Je vis comme un otage dans mon propre pays , comme il est empêché sans raison de quitter le territoire national. Ce qui implique même le président de la République. De la à penser que Touadéra en fait une affaire personnelle, au mépris des lois Républicaines, c'est un pas que Dologuélé a franchi allègrement. Car depuis quand, il faut l'accord du chef de l'État pour délivrer des papiers de voyage ? Et la situation de Dologuélé est ambigue, une sorte de piège à rats juridique; il est apatride, mais il est député, un non-sens, Par ailleurs, les traités internationaux que la RCA a signé, interdisent de faire des apatrides, la République Centrafricaine (RCA) est liée par plusieurs traités internationaux qui interdisent strictement de créer des apatrides. En tant que membre de l'Organisation des Nations Unies (ONU) et de l'Union africaine (UA), le pays a ratifié des textes fondamentaux qui garantissent le droit à une nationalité et protègent les individus contre l'apatridie. La Déclaration universelle des droits de l'homme (Article 15) : Elle dispose que tout individu a droit à une nationalité et que nul ne peut être arbitrairement privé de sa nationalité. La Charte Africaine des droits de l'homme et des peuples : Elle protège la dignité humaine et le statut juridique des personnes sur le continent. La Convention de 1961 sur la réduction des cas d'apatridie : Ce traité empêche les États de retirer la nationalité à une personne si cela doit la rendre apatride.et puis, les institutions républicaines devraient garantir l’exercice démocratique pour tout un chacun, sauf en Centrafrique où elles sont asservies au Chef de l'État, qui au passage l'est en bourrant les urnes, et en modifiant la Constitution (ce sale papier des blancs). Et selon nos informations, et d'après une confidence d'un membre du cabinet du Président, c'est toute l'opposition qui serait sous contrôle Présidentiel, une directive non écrite pour sauver les apparences de démocratie. Et des juristes indépendants, constatent que l'’exécutif ignore les arrêts qui confirment la citoyenneté et les droits des représentants élus. Cette obstruction affaiblit les piliers de la démocratie. L'un d'eux de dire : "Bokassa avait des délires autocratiques, mais pas à ce point là". Et ce point là, nous y sommes

Analyse par Gilles DELEUZE l LNC

For: FatimaLamineHebdo

Date:Septembr 4t 2026

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